La “cueca” est la danse nationale chilienne depuis 1979 (c’est également celle de Bolivie). Elle est dansée par les huasos (voir post du 04/10/11) et remonterait au XIXe siècle, tirant vraissemblablement son origine de la “jota” espagnole.
C’est une danse au cours de laquelle, sur une musique toute particulière, le huaso et la china se livre à un jeu de séduction, chacun agitant un foulard : en voir une démonstration ici.
Toujours à Cocholgüe donc, flottent au vent toutes sortes de choses : des filets de merlu, bien sûr, la spécialité de la région; des drapeaux, toujours, celle du pays; et du linge, partout, qu’on trouve ainsi mis à sécher dehors sur presque chacune des maisons du village…
C’est une espèce particulièrement courante sur les côtes chiliennes, en tout cas celles des environs de Concepción : le Pélican thage, ou encore Pélican brun du Chili (Pelícano ici, tout simplement). Un oiseau splendide et très impressionnant par sa taille et son vol lourd : c’est l’un des plus gros capable de voler. Pris en photo ici à Cocholgüe samedi dernier.
Continuons notre semaine à Cocholgüe en photo. J’avais évoqué le fait qu’au Chili, le muralisme a toute sa place au rang des arts graphiques (voir post du 28/09/10). Il n’y a visiblement pas seulement sur les murs qu’il fait bon peindre ici !
Et puisqu’Internet est magique décidément, pourquoi ne pas embarquer justement sur ce bon vieux rafiot ? J’ai trouvé par hasard ce petit montage photo (à visionner sans le son, je vous aurai prévenus !), se passant justement pour partie à bord du Dorian I. Pour les amateurs, vous pouvez visionner un autre diaporama concernant le village à cette adresse.
Cette semaine, nous mettrons les voiles à Cocholgüe, un petit village de pêcheurs (de merlus notamment) situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Concepción.
Lota est une ancienne cité minière située à une quarantaine de kilomètres au sud de Concepción. La mine a fermé, et comme bien souvent, le chômage, la pauvreté et l’alcoolisme ont eu vite fait d’envahir le terrain laissé en jachère.
Le terremoto de février dernier a, lui aussi, donné un gros coup à la ville. Dans bien des quartiers, on ne fait guère la distinction entre les habitations temporaires et les bidonvilles…
S’y trouvent néanmoins de nombreux attraits particulièrement intéressants pour le visiteur, notamment un parc botanique, donnant sur la mer.
Et, finalement, la serre de ce parc représente un peu ce goût que laisse Lota : tout se déglingue peu à peu, à force d’être secoué. Alors on abandonne tout ça à la rouille. Reste qu’à l’intérieur, les plantes continuent malgré tout d’y pousser, tant bien que mal.
Et peut-être aussi alors les végétaux se diront que j’étais moi-même dans une posture bien représentative. Celle de passer, prendre une photo, pour finalement tourner le pas et m’en aller admirer la mer avant de rentrer chez moi.
Le pehuén, ou araucaria du Chili (Araucaria araucana) est un conifère dont la silhouette particulière (un tronc très haut d’où rayonnent, au sommet, de longues branches se terminant par des épines) est emblématique du Chili.
Plus qu’au Chili, elle est liée à l’identité d’un peuple, les Pehuenches, qui est un des groupes de l’ethnie mapuche vivant dans les Andes. Leur culture et leurs croyances sont très liées à cet arbre, notamment parce qu’une part essentielle de leur alimentation repose sur ses gros pignons (3 à 4 cm de long), qu’ils soient transformés en farine ou même en bière (“mudai“).
C’est finalement l’arbre de tous les Mapuches, qui vivent principalement dans la IXe région administrative du Chili, l’Araucanie.